Une dose, (juillet 2024)

Illustrations pour le poème Une dose de Kerian Dubuis

Au bout du fil… (Recueil de contes des frères Grimm, 2025,
avec Margarita Ignatova et Léa Dietrich)

À la lecture des contes de frères Grimm, il nous est apparu une récurrence du thème du fil.
Notre édition prend la forme d’un leporello, qui pourra être replié et rangé à l’aide d’un bandeau. L’idée est de moderniser notre rapport au livre de contes. 

La mise en page des histoires est, tout du long, en dialogue avec la notion du fil.
Le fil vient tantôt orner la page, contenir l’histoire, rassembler des pages, tantôt couper le texte. L’enjeu est de mêler des récits de savoirs-faire traditionnels et la matérialité d’un objet contemporain.

Le tissu denim est populaire depuis le XXe siècle pour sa robustesse et son allure décontractée. Utilisé pour les jeans, et aussi banal qu’intime, son utilisation dans notre recueil permet de rapprocher l’objet livre du lectorat, par son matériau familier, et d’apporter un regard nouveau sur le jean et l’objet livre.

Alphabet Surré[a]lice (2023)
avec Gino Rossé, Catherine Yakovleva et Lola Cekanowski

En écho à l’exposition Surréalice ayant pris place au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strabourg en 2022-23 ; notre objectif était de créer et présenter un alphabet surréaliste répondant à l’ambiance de l’exposition.

Chaque étudiant..e fut premièrement missionné..e de réaliser une illustration autour d’une lettre
(la mienne était V de Bodoni). Le personnage central d’Alice est issu de gravures réalisées par John Tenniel en 1866.

Enfin, nous avons réuni nos travaux individuels en une édition globale reprenant chacun des caractères. Notre parti-pris a été de reprendre la chute d’Alice dans le trou, et de la symboliser à travers une couverture en plusieurs épaisseurs, invitant à plonger dans le livre.

Article n°1

Calendrier évolutif pour l’année 2023, (2022-23)

Arborescence autour du mois de janvier (imprimé, puis découpé et collé à la main)
Expérimentation autour de l’idée d’un calendrier évolutif, dont on déplierait les pages
à chaque mois qui passe. À la manière d’une arborescence s’articulant autour du mois
de janvier, l’année se déroule en spirale.

Au dos se trouve un poème illustré, dont les vers se dévoilent au fil du temps.
Une fois l’année achevée, le calendrier peut être retourné et affiché en tant que poster.

Comment être, (2022)

Édition et rédaction d’un essai sur la notion d’identité et son rapport au genre.
En me penchant sur cette question et celle de la représentation des corps, j’ai réfléchi à la manière de mettre en lumière mon discours par des illustrations mi-didactique,
mi-symbolique.

Idée défendue : le corps-sujet (intime et personnel, enveloppe charnelle par laquelle on appréhende le monde) enfermé dans le corps-objet (prisme déformant et aliénant qu’on applique sur le corps sujet pour se conformer à un idéal au sein d’une société), qui obstrue la vision et limite l’espace dans lequel on s’autorise à évoluer.

Catalogue de l’exposition UNHAPPEND (2028) (2021)

L’exposition UNHAPPENED (« qui ne s’est pas passé ») a été conçue en 2021 pour mon projet de baccalauréat (spécialités Arts Plastiques), se projetant en 2028, date à laquelle aurait lieu l’exposition.

UNHAPPENED se veut être une installation immersive et liminale, où les couleurs rose-violacées, les miroirs omniprésents et l’ambiance troublée par la fumée, appellent à l’introspection et à un moment suspendu. Il est évident que la période de confinement de la crise COVID porte une empreinte directe sur ce que j’ai voulu exprimer.
Le catalogue se rapproche aujourd’hui d’une autofiction de ce que j’espérais, à mes 17 ans, réaliser en 2028.

Unhappened (autant le catalogue que l’exposition) explore la question de ce qu’on ne commence pas, de ce qui n’a pas lieu, de ce qui ne s’est pas passé.
Il est ici question de la place qu’on accorde à nos espoirs et à nos projections, puis de leur influence sur la manière dont on se perçoit nous-même.

170 ans ! (2023)

Commande de la part du Musée Unterlinden de Colmar.
Pour ses 170 ans, le musée Unterlinden souhaitait dynamiser la visite de sa collection, tout en la rendant accessible, ludique et pédagogique. Au sein d’e-artsup, 3 promotions ont concouru afin de proposer le meilleur projet, et celui-ci fut lauréat.

En réponse à cette demande présentée par Chloé Heninger, j’ai pensé, puis conçu et réalisé avec ma classe (31 étudiant..es + professeur..es) une structure didactique et interactive, rassemblant 81 pièces emblématiques du musée.
Inspirée du jeu « clone d’empreinte » pour enfants, la structure se compose d’un cadre fixe, dans lequel des tasseaux coulissants peuvent, à loisir, être manipulés indépendamment.
Au bout de ces tasseaux se trouvent d’un côté, des vignettes représentants les oeuvres du musée, de l’autre, un code couleur permettant de situer l’oeuvre dans le musée.
Sur la partie coulissante du côté de l’oeuvre, un cartel donne accès à toutes
les informations essentielles sur l’oeuvre.

La mosaïque représente, dans son ensemble, en camaïeu de bleus, verts et marrons,
le saule près du musée. C’est un écho direct au nom du musée « Unterlinden »
qui signifie « sous le saule » en allemand.

Les superbes typographies post-binaires visibles sur ce site sont DINdong, par Clara Sambot ; ainsi que Garamonstre, par Narcissa..e Salò.