Scyberfictions, Bande-annonce pour le festival éponyme fictif (2025)
Scyberfictions, c’est un concept simple : un film par soirée, à chaque fois suivi d’une table ronde réunissant des professionnels scénaristes, scientifiques, auteur.ices., étudiant.es, doctorant.es, chercheur.es et universitaires, autour du film et de ses sujet.
L’idée directrice de la charte graphique est d’évoquer un espace de connaissances mouvantes et de connexions interdisciplinaires ; tout en liant cela aux univers de technologies numériques et électroniques de la science-fiction.
Le logo est dessiné à la main, ainsi qu’issu de la typographie New Science Serif.
Cette dernière a été allongée afin d’apporter un équilibre au logo.
Ci-dessous, le programme et quelques produits dérivés pour le festival !
Contexte et prise de position
L’art du drag (dragqueen, dragking, dragqueer…) occupe une part importante de la scène artistique, festive et alternative de Strasbourg. Depuis septembre 2023, j’arpente les scènes des Kings d’Oré.e.s, Dragadelphe, La Gender Collision et The House of Diamonds, pour archiver ces moments de communauté et créativité queer.
Beaucoup de ces moments sont, certes vus et vécus avec joie sur le moment, mais filmés à la va-vite, et postés en stories vite oubliées qui restent 24 heures sur internet pour 15 secondes devant nos yeux.
Dans un contexte où les réseaux sociaux (dont beaucoup d’artistes drag dépendent) favorisent
une consommation insatiable et individualiste des contenus, il est important de prendre le temps
de mettre en lumière les œuvres qui rassemblent et apportent de la joie.
D’une autre part, les réseaux sociaux sont de plus en plus policés, et les contenus artistiques/militants/queer, de plus en plus censurés. C’est là qu’apporter une mémoire collective et faire perdurer les images dans le temps me semble absolument nécessaire et bénéfique.
Je participe, doucement, à monter un projet d’archives de performances queer et drag : Point Mauve, avec des vidéastes, artistes et archivistes à Strasbourg. Nous en sommes encore au tout début !
Encore un jeudi comme un lundi, (2022) (vidéo accessible ici si elle n’a pas de son)
Mais elle va vite se sentir complètement dépassée par les évènements…
Ce court-métrage a pour but de dénoncer la charge mentale que subissent les étudiants pendant leur études. La manière dont nous avons décidé de la représenter, était de montrer visuellement la pression scolaire/sociale et mettre en avant l’anxiété.
Co-réalisé avec Charlotte Barilley, Claire Zhu et Açelya Arslanturk, j’ai plus spécifiquement assuré l’écriture du scénario, le texte et l’enregistrement de la voix off, la musique, le storyboard et le cadrage.
Beyond the line, (2024)
Extrait de la bande annonce de la mini-série d’animation éponyme, où Béa et Alex, deux collègues que tout oppose, vont devoir apprendre à s’entendre et passer outre leurs différends à travers les afterworks de volleyball organisés par leur entreprise.
J’ai dessiné les roughs des plans clefs de la bande annonce, animé la séquence ci-dessus, ainsi que dessiné la scène à la cigarette.
Monstre (2024)
En reprenant l’archétype du monstre (pseudo-reptilien aux pupilles adaptatives), j’ai souhaité inverser la représentation du monstre terrifiant, en un monstre terrifié dont les souvenirs des violences qu’il a subies ressurgissent par réminiscences abstraites.
(J’ai par ailleurs, réutilisé cette animation pour le montage de la performance
de Deanny, avec laquelle ma création entre en résonnance.)
Les superbes typographies post-binaires visibles sur ce site sont DINdong, par Clara Sambot ; ainsi que Garamonstre, par Narcissa..e Salò.



