NeoB        🌌        DRAGOÏPTILE
❤️‍🔥   𝔤𝔞𝔩𝔞𝔵𝔦𝔢𝔰  𝔢𝔫  𝔟𝔬𝔲𝔱𝔢𝔦𝔩𝔩𝔢   ❤️‍🔥

Jonglerie métallique, shibari et poésie.
Pièces détachées : reflets, écailles, acier

Conception : 31.10.2023
Sortie : 06.06.2024
Dernière mise à jour : v.13.03.2026
Pas encore obsolète
(parfois NeoBMW : king vrac)

 

Désertons instagram !  www.dragfrance.fr

Performances par ordre antéchronologique.

CHÂTEAU / FORT (patchwork musical, lipsync sur Au Baccara de Odezenne) poèmes mis en scène et texte inédit • 13 mars 2026 • Les Savons d’Hélène • Sxb

Texte déclamé sur montage musical avec : Les métamorphoses du vide de Chapelier Fou – Le temps passe de Chapelier Fou – Panic Attacks d’Alexis Grapsas – Au Baccara de Odezenne

(Disposer sur la table : le drap bleu, les galets, la bague, la bougie et le briquet. Mettre le pied de micro à côté. Aller derrière le rideau avec le micro. Lancer la musique)

(Derrière le rideau)
Dans la rue, les odeurs du pain
Et de la nuit ; la farine le levin
Les graines, les couleurs semblent flamber
L’atmosphère sait

(Sort du rideau, puis, après un temps, allumant la bougie, iel met la bague)
La cueillette n’est pas bonne ce matin
Le réveil fût doux pourtant
Mais j’ai vu à bout portant
Du haut d’un baobab tomber une pingouine

Le Petit Prince, qui n’en avait que pour sa rose, sans imaginer qu’il fit fausse route, a des ses yeux fatigués visé le nid bancal et croyant en déloger un bouc, tiré une flèche sur l’oiseau royal (Dispose les galets et pose le petit sac sur la table)

Alors, j’ai ramassé la pingouine abîmée
L’ai mise dans le sac à ma ceinture
et vous l’ait ramenée
Sur le chemin
j’ai trouvé du thym,
Pour sur sa sépulture
Poser un bouquet (Décroche la rose, le thym et la flèche du costume pour les poser sur la table)

Un peu plus loin j’ai essaimé la moitié des myrtilles que j’avais amassées
Puis je suis arrivé..e (Ouvre le petit sac)

Et si les myrtilles ont le goût de tes lèvres,
Ainsi qu’il en soit, je t’avalerai tout rond (Plonge la main dans le sac et avale des myrtilles par paquet)

En passant le pont levis et les grilles du château, je me suis bien dit que les choses avaient changé. Toutes les portes sont devenues rideaux, et j’ai trouvé derrière l’un deux
Une promesse inavouée
Un souhait éperdu
Un espoir abandonné
Ou, plutôt déçu (Enlève sa chemise pour révéler le harnais en dessous)
Mais il était joli

C ‘était une bague d’argent, ou de saphir ; pour cela, j’hésitai à revenir

On ne me trouvera nulle part
Un jour je serai dissout.e
Puis, autant qu’on puisse être plus tard,
Je tirerai du nuage qui tissa mes bouts
Mon corps alourdi de fatigue, mon coeur
J’apparaitrai ailleurs.

On pourrait élire domicile un soir de pluie au creux d’un arbre gigantesque et parler de notre avenir
Mais toi tu veux dans un palais vivre de choses que je ne peux pas t’offrir
Car tous mes murs sont de galets qui tiennent grâce à de la cire

Celle qui sur ton corps coulait je l’ai recueillie sans rien dire
Tu m’as vu faire, ça te plaisait, que je prenne le temps d’écrire
Dans toute ma maison des secrets, que tu n’as pas su retenir

Comme une échappée de la cour
Tu enfiles les frissons et le cuir,
Tandis que nuage je cours
Loin des lustres et de l’empire
Toi tu t’engouffres dans la forêt
En espérant me voir venir

(Le lipsync commence et iel défait le harnais de buste.)

Fin

Amance (déclamaration micro sur la musique Birds de Chapelier fou) • 5 mars 2025 • CQ • Strasbourg

Dans la foulée, de Nightcall, une perf surprise pour un cadeau d’anniversaire en avance ; à maon Amance MOndaME De cOeuR : avec le poème 19 – Amance, de mon recueil Crâme encore s’il te plaît, ma peau de soleil :

J’ai envie d’écrire sur nous
Pas comme une cascade ou un radeau
Pas comme une histoire tombée à l’eau
Je veux écrire sur nous comme on grimpe dans un pin
Avec sensibilité et joie, curiosité et soin
Je veux parler de toi comme d’un survenir au présent
Je veux nous raconter tout simplement
Comme les nuages se donnent au vent

J’ai envie d’écrire sur nous
Le récit des possibles
Ceux qu’on ne vivra pas
En oublier les deux tiers
et apprécier le temps qui file
Tisser dans les secondes ensemble
Sur les chaînes qui nous encombrent
Des vêtements au milieu des ruines
Pour habiller de rire
L’amour normatif

 

 

Et dans dix ans,
Je ne cesserai de penser
Comme tout le monde nous croyait
Amoureux..ses
Sans jamais rien se dire

Deux ans et des mois plus tard,
Je pense déjà sans arrêt
À d’autres choses, à cet autre « nous » qui me plaît
À nos tendances tendres, et anar

 

 

Je ne t’aime pas tant que je tuerai pour toi, car je sais que la vie est bien trop précieuse ; je ne t’aime pas tant que je mourrai pour toi, ça paraît évident qu’on ne peut pas être « nous » si je ne suis pas là. Je le dis sans prétention car je crois bien que, pour être pluriell..e, iel faut au moins être deux. J’écrirai donc sur toi, pas sur ta peau sauf si tu veux, des mots tendres, ceux que tu ne crois pas.

Je pourrai t’aimer tant que le ciel ne tiendrai pas debout, je pourrai t’aimer tant que la Terre s’arrêterai de tourner, je pourrai t’aimer tant que le sol s’éffondrerai, je pourrai t’aimer tant que le soleil effacerait tout.

Mais je préfère que ce ne soit pas comme ça.
Mais je préfère que ce ne soit pas comme ça.
Mais je préfère que ce ne soit pas comme ça.
Dans tous les cas, je ne t’aime pas, à en crever.

Au lieu de ça, je t’aime et je t’aime suffisamment ; je ne l’inscrirai pas dans le marbre, car je t’aime assez pour doucement, en faire pousser un arbre.

Peut-être trente ans plus tard des bosquets, peut-être dans un siècle une forêt ou dans un millésime, un feu de camp, pour des ami..es, qui s’aiment au moins autant.

En attendant…

Je voudrais quelques heures
Me déplacer sous ta peau
Pas pour le sexe ni pour ton cœur
Pour reconnaître tes défauts
Découvrir tous tes naufrages
Choisir de quitter le bateau
Et retourner à la nage
Vers les collines où on a pas besoin
D’être amoureux, pour être beaux.

Nightcall (lipsync sur la musique éponyme de Kavinsky et Angèle) • 5 mars 2025 • CQ • Strasbourg

NeoBMW : un drag king un peu beauf un peu goofy, un manière de faire n’importe quoi sur scène sans trop d’enjeu intime.

Jonglerie métallique, leatherdyke, masque expérimental, god..e

Captation vidéo par MOndaME De cOeuR

Mue (sur Animal de Asfar Shamsi)  10 janvier 2026 • Cabaret des Merveilles • Paris

D’ordinaire robot dévorant et éperdu, cette nuit NeoB se pare d’écailles, de métal, de peaux et se fait reptile squamate saurophidien. Un serpent d’argent ondulant entre les doigts, iel commence son exuviation…
Muer ou se mettre à nu ? Il faut dévoiler lentement chacune de ses cellules, ramper au plus près de soi-même ; il faut goûter sa peau et la laisser partout.

De base j’avais prévu quelque chose de bcp+ trash mais toutes les perfs sont pas faites pour toutes les scènes et c’est tant mieux, le contexte et le public c’est important. Même si je performe plus pour moi que pour le regard qu’on porte sur moi. Dans la foulée, une contradiction : merci @mondame.de.coeur d’avoir filmé, c’est important l’archive et la mémoire de l’art
@mondame.de.coeur @chair.coeur , merci pour votre présence scénique ❤️‍🔥

En parlant d’art :
– En novembre j’ai vu l’expo Amazonia au musée du quai Branly. C’est très questionnant sur la place de l’art, de l’archive et de la culture, les musées.
C’était à Paris 2 mois avant cette perf, et j’ai été complètement aspiré..e et transporté..e par les cultures autochtones d’Amazonie qui y étaient présentées. Une partie du parcours était consacré au rapport fusionnel et symbiotique qu’entretiennent ces peuples avec le monde vivant, et leur attaches à une expression de la vie sous toute ses formes, à la fois très spirituelle et ancrée dans leur réalité matérielle. Avec un regard sur le passé, mis en lien avec le présent de leur vie. D’un point de vue académique (ugh), y’a toutes les questions autour de la métamorphose, la mutation, la fusion, et la viscéralité de ce que cela créée comme lien au vivant. Il est très possible que j’en ai été influencé.e dans mon maquillage et/ou ma perf mais que je ne m’en sois pas rendu compte au moment de leur élaboration.

– Puis en parallèle cet automne j’ai lu Les Furtifs de Alain Damasio, et si vous connaissez pas je vous recommande. On y parle de rapport au vivant et à l’interface technologique, de métamorphose et d’enfermement sur soi, d’ouverture à l’altérité. Est-ce que réussir à voir quelque chose telle qu’elle est ça fige ou ça libère ? On y parle de mouvements d’organisation sociale et révolutionnaire, d’entreprisification+militarisation de l’État, de comment on habite l’espace en fonction de sa classe sociale, de confiance, de surveillance, de famille, de joie militante.

Rétroviseur (avec Elle danse, Shaga et Lunettes Brillantes, Grâce et Volupté Van Van) poèmes performés • 8 août 2025 • Cabaret des Merveilles • Paris

NeoBMW : un drag king un peu beauf un peu goofy, un manière de faire n’importe quoi sur scène sans trop d’enjeu intime.

Poèmes extraits de mon recueil Crâme encore s’il te plaît, ma peau de soleil.
35 – fiction
10 – ça te va bien

Puis lipsync


10 – ça te va bien

La lumière est étanche
plus rien ne bouge.
J’ai caressé tes hanches ;
le tissu de ses manches
te révélait,
Et sous mes lèvres le rouge

 

35 – fiction

Elle essaimait le ciel, juste avant l’été
Et son regard et sa robe, l’or qu’elle irradiait
Elle me regarde et je souris un peu
Elle ne sourit pas sans me quitter des yeux
Dans l’écho que j’espère, je recherche sa voix
Je l’invente et la perds, elle m’a dit « reste là »

Le Dernier des Voyages  (mots sur Les Quatre Saisons de Vivaldi, avec la musique éponyme de Zaho de Sagazan) avec MOndaME De cOeuR • 24 mars 2025 • Korrigan • Sxb

Ce n’est pas du sang qui coule dans tes veines ce soir. Tu m’appelles et tu ne dis rien. J’avais compris sans que tu ne l’aies dit

Je n’ai contre ton désespoir que le mien, un vélo et la peur de ne plus te voir. Alors à quatre on te rejoint, la peur, l’espoir, le vélo et moi

Il faut que je sois fort..e
Tu as besoin de moi et tu sombres encore, la douleur dans tout ton corps

J’ai traversé la ville si vite que j’en ai sûrement déjà trois fois fait le tour
Je sais que tu m’attends à l’autre bout
Mais je ne sais pas si tu respires

On est déjà demain et ça ne change rien, j’ai peur que tu ne respires plus
Que ce soit pour toi
Un aller sans retour


Je ne sais pas si tu respires.
Je ne sais pas si tu respires
et j’ai peur.

Je figure et dévisage tes contours que je ne peux pas voir.

Tous les oiseaux du monde hurlent les mêmes mots :
– Est ce que tu respires ?
– Tu ne sais pas si je respire mais tu sais tu sais que
– Tu ne veux pas mourir mais je ne sais je ne sais pas si
– Je respire, tu ne le sais pas et tu as si peur que
– Tu ne respires pas
– Tu ne sais pas si je respire ni sur quelle autoroute je m’engouffre
– J’ai peur que
– Je fonce vers un endroit où
– Je ne pourrai pas te retrouver alors je cherche.

Toi tu respires et moi je me tais.

Merci à Léo Christus et à mon ami..e Pauline Ridoux pour les photos, et à Alice Simonet Meyer pour la captation vidéo <3

Le Naufrage  (patchwork audio & micro) Poèmes performés • 13 septembre 2024 • Z Bar • Sxb

Nous marchions sur la plage.
Nous avions pour nous, le vent et les embruns.
Soudain, tu cours et je me pétrifie.
Mon corps s’arrête et tu files sans te retourner.

Si mon cœur était de pierre, il serait de celles qui amassent mousse, algues, mollusque, coquillages, sables, plastique, mains intangibles, langues liées, respirations scellées, des gastéropodes fidèles au poste, et innombrables.

Je sortis de ma torpeur sous le soleil de midi.

Je ne savais pas ce qui poussait ta fuite. Alors je suivis dans le sable brûlant, là où ton poids avait marqué son passage ; tu avais l’air alourdi..e de je ne sais quelle charge.

Je te cherchais toujours, et tu étais caché..e, après trois jours, errant sur les galets, je décidai de changer de cap.
 Ce n’était pas la plage, que tu voulais.

À minuit, je soulève l’épaisse couverture qui coule sur ton corps. Tu es encore en colère, et ce sont de grands rouleaux qui emmêlent nos cheveux et nous font perdre pied.

Je te serre fort contre mon corps, pour ne pas que l’écume nous recouvre. Je sens le sel le long de ma peau, mais je crois qu’il vient de tes yeux.

 

 

 

On est tiré..e vers le large et sans cesse ni alarme, on glisse, des larmes au soupir, du soupir aux caresses. Lorsque l’eau s’en alla, l’eau nous avait tiré..e si loin qu’on avait fait le tour du monde.

Il fait encore nuit (plus pour longtemps), mais…

J’aimerais que tes dix milles lèvres,
Soient partout sur mon corps.

Que continue de monter la fièvre,
Du feu qui nous dévore.

Des rêves qu’on n’ose narrer,

Je souhaiterai entendre à l’aurore,
Quelles braises ont fait crier,

Nos épaves échouées sur de l’or.

Je me réveille entre le soleil et toi. Tu dors encore,
alors tu n’existes qu’à la troisième personne.

Allongé..e dans le sable

J’ai trouvé sur sa peau
Tant de graines d’or

De cristaux innombrables

Et le goût du sureau

Que de ses cheveux tombaient

Jusque sur ses épaules

Et le long de son corps

Des gouttes d’eau salées

Des milliers de trésors

Merci à mon ami..e et adelphe drag MOndaME De cOeuR pour les captations vidéo <3
Avec des extraits musicaux de Be Sensational de Jeanne Added + Crowbar de King Princess + Je rêve de Zaho de Sagazan + Before the sun de Jeanne Added.

Poèmes extraits de mon recueil Crâme encore, s’il te plaît, ma peau de soleil.
-> voir la page web dédiée pour de plus amples informations sur le recueil

Play The Game  (sur la musique éponyme de Queen) • 6 juin 2024 • CQ • Sxb

Je suis le robot que le doute habitait, qui habitait le doute. Il s’habille et se joue de moi. Il n’est pas là pour détruire, il est là pour hanter.
Ce n’est pas un meurtrier, c’est un traqueur. Il s’habille de vérités mais c’est un menteur. Il a l’air humain..e mais sous ses airs, on sait que ses dents sont de fer et qu’il se démène.

Le doute m’envahit, mais si je suis
le doute, je suis auto-immun..e
combien de temps me reste-t-il ?

Je commence à l’entrevoir un peu plus, entre les fils et les arcs. Le robot qui doute aime et détruit. Le robot que le doute habitait rompt et le robot n’habite plus ici.  Le robot qui doutait obéit aime et détruit. Je lui cours après, entre les basses et les échos d’une séparation sonore qui s’emmêlent.

Le robot qui doute ne tombe pas et le robot qui doute court encore.
J’ai le goût du sang dans la gorge et je ne sais plus, tant la vitesse efface le temps, qui court après qui.
Tout au bout je crois
que le doute prend place.

Le doute s’installe et le robot et moi courons toujours.
Nous allons vers le doute ; le doute nous court après et le doute trébuche.

En courant, nous choisissons
nos personnages, et ainsi,
le robot m’anime.

Pendant qu’en criant, je nous abîme,
c’est là que le jeu commence…

Merci à mon ami..e et artivisite Mirabelle Xóchitl Andrès Saavedra pour les photos et captations vidéo <3

Pas d’actualités IRL à venir pour le moment.
Sinon qqs posts insta
Et l’annonce, après ça, que je quitte insta.